
Adesman & Asociații | Décision historique devant la Cour constitutionnelle
8 novembre 2024
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9 janvier 2025Résumé : La décision de la Cour constitutionnelle concernant les autorisations de construction élimine l’exclusivité conférée au préfet en cas de contestation des autorisations de construction/dépénalisation, et la suspension facultative de ces autorisations est révisée à la lumière des dispositions constitutionnelles.
Le jour de 07.11.2024, Cour constitutionnelle il a admis l’exception de non constitutionnalité formulée à l’égard des dispositions de l’article 12, paragraphes (1) et (2) de la loi n° 50/1991 relative à l’autorisation de réaliser des travaux de construction („Loi n° 50/1991”).
La forme actuelle de l’article 12, paragraphe 1, de la loi no 50/1991, jugée inconstitutionnelle, prévoit seulement la possibilité pour le préfet de contester les autorisations de construction/détruition émanant d’une violation des dispositions légales :
„Les autorisations de construction ou de démolition délivrées en violation des dispositions légales peuvent être annulées par les juridictions administratives, conformément à la loi, suite à la présentation d’une action par le préfet, suite aux activités de contrôle du Département d’État des Constructions – I.S.C.
Par ailleurs, l’article 12, paragraphe 2, de la loi n° 50/1991, jugé autrement inconstitutionnel, prévoit la suspension facultative de l’acte administratif contesté par le préfet :
Ainsi, la Cour constitutionnelle a considéré que les dispositions de l’article 12, paragraphe 1, de la loi n° 50/1991 sont anticonstitutionnelles, car elles ne confèrent pas le droit aux personnes lésées par un acte administratif (autorisation de construction/détruite) de saisir les tribunaux, suite à l’activité de contrôle du Département d’État des Constructions – I.S.C., ce qui est contraire aux dispositions de l’article 52, paragraphe 1, et de l’article 21, paragraphe 1, de la Constitution.
De plus, la Cour constitutionnelle a jugé inconstitutionnelles les dispositions de l’article 12, paragraphe 2, de la loi n° 50/1991, car elles violent les dispositions de l’article 123, paragraphe 5, de la Constitution, qui attribuent un effet suspensif. de jure de l’acte administratif contesté par le préfet.
Aspects pertinents :
- L’impact de la décision de la Cour constitutionnelle :
La décision de la Cour constitutionnelle concernant les autorisations de construction souligne la nécessité de modifier la législation afin de clarifier et d’étendre le cadre de protection juridique. Ainsi, les préfets n’auront plus l’exclusivité d’attaquer les autorisations de construction/démolition considérées comme illégales suite à l’activité de contrôle du Département d’État des Constructions – I.S.C.
- L’amélioration de l’accès à la justice :
Les personnes lésées par un acte administratif, telles que les autorisations de construction ou de démolition délivrées illégalement, obtiennent ainsi un moyen direct de contester ces actes, renforçant ainsi le droit fondamental à l’accès à la justice garanti par la Constitution.
- La nécessité d'adéquation législative :
Ainsi, les dispositions de l’article 12, paragraphes (1) et (2) de la loi n° 50/1991, constatées comme non constitutionnelles, cessent d’avoir effet juridique 45 jours après la publication de la décision de la Cour constitutionnelle, si, pendant cette période, le législateur n’harmonise les dispositions non constitutionnelles avec les dispositions de la Constitution. Durant cette période, les dispositions constatées comme non constitutionnelles sont suspendues de droit.
Ce document d’information a exclusivement un caractère indicatif. Son objectif n’est pas de fournir des conseils juridiques définitifs, qui seront demandés en fonction de chaque problème juridique en particulier. Pour plus de détails et de précisions concernant l’un quelconque des sujets traités, veuillez nous contacter.




